À travers cette toile, j’ai voulu montrer à quel point il est facile, par le prisme des clichés et des stéréotypes, de décrédibiliser les êtres, de les dépouiller de leur profondeur, de leur force, et de les diminuer en les simplifiant à l’extrême.
Pour le faire, j’ai choisi de représenter un caniche. Cette race, pourtant reconnue pour son intelligence, sa force et sa résistance, est devenue, dans l’imaginaire collectif, le symbole même de la superficialité et du paraître — le fameux « toutou à sa mère ».
J’ai donc décidé de vider cet animal de toute sa complexité et de sa substance, de le réduire à un simple élément décoratif, kitsch, brillant et creux à l’intérieur.
Avec cette œuvre, j’ai aussi voulu faire un clin d’œil à Jeff Koons et à René Magritte : deux artistes qui traitent les objets d’une manière très différente. L’un transformant ce qui est banal, parfois même cheap, en quelque chose de précieux et fascinant, tandis que l’autre questionne notre regard et remet en cause la représentation que l’on se fait des choses.
Cette toile invite à regarder au-delà des apparences, et à se questionner sur ce que l’on croit savoir.